«Avoir les mains libres pour taper fort» : Raynald Magnien-Coeurdacier n’est plus candidat à Monthureux-sur-Saône

Publié le Dimanche 16 Février 2020

C’est une figure politique de la plaine : à Monthureux-sur-Saône, le maire sortant Raynald Magnien-Coeurdacier jette l’éponge dans la course à un nouveau mandat ! Révélé ce samedi soir par nos confrères de Vosges matin, l’élu nous a confirmé cet abandon ce dimanche matin. Il a également publié un communiqué sur les réseaux sociaux.

« Comme en 2017 pendant la campagne des législatives, je fais aujourd’hui l’objet d’une campagne de dénigrement, d’insultes. En 2017, j’ai été attaqué sur mes fonctions de directeur de [l’entreprise d’insertion] Minos, ma réputation professionnelle a été salie et Minos a été stoppé dans son développement (arrêt des négociations avec un investisseur national spécialisé dans l’économie solidaire). (…) La sérénité dans une commune est primordiale. J’ai l’intention de demander des comptes aux auteurs de ces attaques qui durent depuis trois ans. (…) Pour avoir les mains libres, il est préférable que je n’aie plus de mandat d’élu. Je mettrai le temps qu’il faudra et j’utiliserai les moyens nécessaires pour obtenir justice et réparation auprès des institutions et non pas sur les réseaux sociaux.»

Egalement dans le communiqué, cette phrase : « Le premier à avoir diffusé cette petite musique sur ma probité au sein de Minos est un élu local et son travail de sape a payé. » Raynald Magnien-Coeurdacier nous l’a confirmé ce dimanche matin : « Je laisse passer les élections municipales, mais après ça va taper fort ! »

Selon nos confrères de Vosges matin, une procédure de licenciement économique serait engagée au sein de Minos contre son directeur. Une information sur laquelle n’a pas souhaité s’exprimer son président Hervé Schmidt.

La campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars se poursuit donc pour l'heure avec un seul candidat : Pierre Sylvestre (LR). Mais rappelons que la date butoir pour déposer en préfecture une liste candidate est le 27 février.

Pour ce qui est des lettres de dénigrement et d’insultes, Raynald Magnien-Coeurdacier a porté plainte à la gendarmerie. L’enquête est en cours.

Ludovic Bisilliat (photo d'archive)

Laissez nous un commentaire

Aucun commentaire

Soyez le premier à laisser un commentaire