Carburant : la FNSEA bloque aussi des sites dans le Grand Est

Publié le Lundi 11 Juin 2018

Depuis dimanche et normalement pendant 3 jours, des agriculteurs, à l'appel de FNSEA, bloquent 16 raffineries et dépôts de carburants pour dénoncer l'importation d'huile de palme pour la fabrication de biocarburants.

La Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles se fait donc le relais de la contestation dans les Vosges et le Grand Est, via un communiqué envoyé aux différentes rédactions :

" L’agriculture française est aujourd’hui attaquée de toute part y compris sur son marché intérieur par des importations de produits ne respectant pas les mêmes modes de production que les nôtres avec des normes sociales, environnementales et sanitaires bien différentes. Pire encore, par le biais d’échanges bilatéraux tels que le MERCOSUR et le CETA, ce ne sont pas moins de 46 molécules interdites sur notre marché tels que les activateurs de croissance, le poulet lavé au chlore, etc. qui se retrouveraient dans l’assiette de nos concitoyens en toute impunité. Toutes les filières animales et végétales seront impactées. Nous devons mettre le gouvernement face à ses contradictions : nous demander de monter en gamme, de produire toujours plus vert et, face à cela, se permettre de signer de tels accords.

Dans le but de sauver nos exploitations mais également de pouvoir continuer à apporter une alimentation saine et durable à nos concitoyens, la FNSEA et JA ont appelé leur réseau à une mobilisation nationale pour installer un rapport de force avec le gouvernement en ciblant les sites stratégiques de l’Etat et du gouvernement : les raffineries et les dépôts de carburants à partir du 10 juin. Le Grand Est se mobilise sur deux sites : Strasbourg (67) et Vatry (51).

Nos revendications sont simples. Elles se résument en quatre points :
· La France doit protéger ses paysans et ses modes de productions par la loi pour mettre fin aux distorsions de concurrence induites par des accords bilatéraux
· Aucune loi ni évolution réglementaire ne doit plus générer de charges nouvelles, et aucune norme ne doit être créée sans une évaluation complète d’impact
· Les EGA doivent répondre à leurs objectifs initiaux d’amélioration du revenu des agriculteurs.
Cela passe par le respect des plans de filières et une ambition forte et cohérente en matière de protéines végétales
· Le coût du travail doit faire l’objet d’exonérations permettant de limiter le dumping social  et garantir une concurrence saine, notamment au sein de l’Europe.
Les règles de production imposées à l’agriculture française se doivent d’être le standard de nos importations. Aucun produit importé sur notre territoire ne doit pouvoir y déroger. Il en va là de la survie de nos exploitations mais également de la prévention de scandales sanitaires futurs.

Photo : Illustration

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