Collège du Val d’Ajol : la sécurité du bâtiment était assurée par des contrôles visuels

Publié le Mardi 24 Janvier 2023

Depuis la fermeture en août dernier du collège du Val d’Ajol pour des raisons de sécurité et le transfert des 124 élèves ajolais au collège de Plombières-les-Bains, le collectif de parents d’élèves ‘‘Tous unis pour un collège au Val d’Ajol’’ poursuit ses recherches et ses publications.

Ce lundi, le collectif a dénoncé le fait que “depuis l’annonce de la fermeture définitive du collège, le président François Vannson et le Département affirment contrôler depuis des années de façon particulière l’état de ce bâtiment de type ‘‘pailleron’’ [bâtiment à structure métallique]. Cet argument est repris par l’ensemble des élus des institutions publiques. (...) Nous avons demandé au Département un accès aux documents de surveillance. Devant son refus, nous avons effectué une saisine auprès de la Commission d'accès aux documents administratifs (Cada)”.

Extrait de l’avis du Cada du 20 janvier 2023 : “Le président du Conseil départemental des Vosges a indiqué à la commission, par courrier du 16 décembre 2022, que les documents sollicités n’existent pas dès lors que les contrôles de suivi de l'état des collèges ne donnent pas lieu à l’établissement de documents formalisés et consistent principalement en des contrôles visuels avec la pose éventuelle de jauges en cas de découverte de fissuration visible”.

Selon le collectif de parents d’élèves, “cet aveu est loin de la communication officielle des institutions à travers les discours, les interviews aux médias et les publications, comme par exemple en page 15 du magazine institutionnel ‘Vosges mag d’octobre 2022 (‘‘Le Conseil départemental réalise des audits réguliers à titre préventif sur les établissements à structure métallique. À ce titre, celui du Val d’Ajol est particulièrement surveillé’’) ou encore dans le bulletin municipal L'Ajolais de décembre 2022 (‘‘Le Conseil départemental procède régulièrement aux contrôles des infrastructures dont il a la gestion”). Il n’existe donc officiellement aucun document attestant de ce suivi de contrôle comme affirmé par l’ensemble des institutions publiques.

Sollicité par nos soins, le Conseil départemental n’a pas souhaité commenter cette nouvelle incrimination du collectif, collectif qui précise par ailleurs “ne toujours pas avoir obtenu depuis le 7 novembre de réponse du Département concernant sa demande de contre-expertise financée par ses propres moyens”.

Ludovic Bisilliat (photo d’archive)

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