Phèdre : l'œuvre contemporaine qui prend ses quartiers au MUDAAC

Publié le Mercredi 15 Septembre 2021

Dès ce jeudi soir, une installation cubique risque d'attirer le regard du promeneur sur le parvis du Musée Départemental d'Art Ancien et Contemporain. Il s'agit en effet d'une œuvre de l'artiste Denis Pondruel qui fait un hommage contemporain au personnage de Phèdre, dans le récit littéraire de Racine.

Phèdre est une installation réalisée en extérieur sur le parvis du MUDAAC dans le cadre de l’exposition de La Lune en Parachute, « Extension du domaine de la danse », présentée du 18 septembre au 17 décembre 2021. La réalisation sera pour la première fois mise en lumière ce jeudi soir, à l'occasion du lancement de la Fête des Images à Épinal.

De cette œuvre, le MUDAAC fait la description suivante : 

"Cette oeuvre, créée en 2004 pour la Maison de la Culture d'Amiens, à l'occasion de l'exposition «Habiter», est conçue comme une « chambre » surélevée. La nuit, un projecteur mobile balaie de son faisceau la place et cette installation contemporaine.

Le texte lumineux reprend des passages de l’oeuvre de Racine dans lesquels Phèdre avoue l'amour qu'elle porte à Hippolyte : « À ce nom fatal, je tremble, je frisonne. J’aime. ». Le faisceau et les mots de Phèdre trouvent l'accès de la cellule qui symbolise l’intrusion de la passion dans cet espace clos. Celle-ci devient un théâtre. Par les ouvertures situées en partie basse, les spectateurs peuvent voir la danse rapide et légère du texte qui illumine la cellule de l'intérieur.

Cette installation fait écho au travail que mène Denis PONDRUEL depuis les années 1980 avec la création de dispositifs visant à réfléchir sur les relations que nous entretenons avec le monde extérieur. Qu’il s’agisse comme ici d’habitacles évidés, de casemates de béton, ou de panneaux dressés, les oeuvres de Denis PONDRUEL jouent avec les mots et les fragments de phrases, éclairés par lumière du dedans ou du dehors. Il s’agit donc de petits théâtres fantomatiques aux allures de chambre à part, des « palais de la pensée ».

Réduites à leur plus simple expression architecturale, les constructions de Denis PONDRUEL sont livrées au regard du visiteur pour la seule délectation sensible et intelligible. Il s’agit avant tout pour l’artiste d’une invitation à rêver ; le spectateur les investit en fonction de son propre ressenti et de sa propre mémoire."

Anaïs Gall (avec le communiqué)

 

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