Violences et dégradations à Epinal : des renforts de police annoncés

Publié le Lundi 18 Juillet 2022

« Les auteurs de ces faits graves ne sont ni des jeunes ni des personnes désoeuvrées, ce sont des délinquants qui mènent des activités illicites (...) et prouvent leur appropriation du quartier via des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ! »… le constat du directeur départemental de la sécurité publique, Antoine Bonillo, est sans appel.

48 heures après les violences envers les policiers et les dégradations matérielles sur le plateau de la justice à Epinal menées la nuit de samedi à dimanche dernier par une trentaine de personnes cagoulées (notre reportage publié ce lundi), le préfet Yves Séguy, le maire Patrick Nardin, le procureur de la République Frédéric Nahon et enfin le directeur du centre social Denise Louis, Michel Mouhat,  étaient réunis pour faire le point sur la situation.

Deux mesures ont été prises. D’une part l’arrivée les prochaines semaines de renforts policiers spécialisés : des effectifs qui complèteront la brigade anticriminalité (Bac) et des chiens spécialisés dans la recherche de stupéfiants. « Tout comme les tirs de mortiers et les feux de voitures, ces actes sont le fait d’un tout petit noyau d’individus et ne resteront pas impunis » a précisé Antoine Bonillo. « Il s’agit notamment d’individus qui mènent des trafics de stupéfiants dans la tour T 10, où nous sommes récemment intervenus, ou dans la tour du 5 rue Henri Sellier ».

Caméras de vidéoprotection supplémentaires

D’autre part, l’Etat va aider la Ville d’Epinal à renforcer son système de vidéoprotection. Trois caméras sont pour l’heure installées place d’Avrinsart (dont deux sont infrarouges). D’autres caméras seront prochainement déployées dans les rues adjacentes.
Un outil parmi d’autres pour le maire d’Epinal Patrick Nardin, qui en appelle à « une répression forte et exemplaire. Nos politiques de médiation se poursuivent, il est hors de question de les remettre en cause. Le plateau de la justice est un quartier où il fait bon vivre mais oui, il y a des difficultés. Tout n’est pas parfait, nous avons notamment des parents qui ont ‘‘démissionné’’ depuis longtemps. Donc avec les auteurs de ces faits, la seule réponse possible, elle est policière puis judiciaire. Les premières victimes de ces dégradations, ce sont les habitants du quartier ».

Quant au procureur de la République, il a évoqué la perspective d’une médiation pénale avec les bailleurs sociaux et rappelé que les auteurs de tels faits de violences et de dégradations encourent de 7 à 10 ans de réclusion.

Ludovic Bisilliat

 

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