Don de plasma : la FFDSB interpelle les candidats aux municipales de 2026
Dans un communiqué adressé aux candidats aux municipales de 2026, la Fédération française pour le don de sang bénévole appelle les collectivités à s’engager pour renforcer la collecte de plasma et réduire la dépendance aux importations.
La Fédération française pour le don de sang bénévole s’adresse aux candidates et candidats aux élections municipales de 2026. Dans un communiqué, elle appelle les collectivités locales à s’engager davantage dans l’« ambition plasma », un programme national destiné à renforcer la souveraineté sanitaire de la France.
Un appel officiel aux futurs élus municipaux
Dans un courrier daté du 9 janvier 2026, adressé aux candidats aux élections municipales, la FFDSB rappelle les enjeux de santé publique liés au don de sang, de plasma et de plaquettes.
Elle souligne que, depuis plus de 75 ans, la France est autosuffisante en produits sanguins issus des collectes de sang total. Chaque jour, l’Établissement français du sang collecte 10 000 poches pour soigner un million de malades ou d’accidentés.
La fédération met en avant le rôle central des 2 650 associations qui assurent la promotion et le soutien des collectes sur le terrain. Les collectivités locales sont régulièrement sollicitées pour mettre à disposition des salles et du matériel, mais aussi pour relayer les campagnes d’information. « Les élus locaux sont le troisième acteur de la transfusion en France », affirme la FFDSB.
L’« ambition plasma » pour réduire la dépendance aux États-Unis
Le communiqué revient sur le programme « Ambition plasma », lancé par le ministère de la Santé après une interpellation de la fédération et d’associations de patients en 2024. Ce plan vise à porter la collecte de plasma pour fractionnement à 1,4 million de litres en 2028, soit une hausse de près de 70 % par rapport à 2024.
L’objectif est clair, renforcer la souveraineté sanitaire et réduire la dépendance de la France aux importations américaines. Aujourd’hui, le pays ne prélève que 35 % du plasma nécessaire à la couverture de ses besoins. Les 65 % restants proviennent principalement des États-Unis, où les donneurs sont souvent rémunérés.
Ce plasma sert majoritairement à fabriquer des médicaments dérivés indispensables pour plus de 500 000 patients chaque année, notamment dans le traitement de maladies hématologiques, de déficits immunitaires ou de neuropathies périphériques. La France vise à ramener cette dépendance à 50 % d’ici 2028.
Un enjeu de santé publique et de mobilisation locale
Pour la FFDSB et l’EFS, la réussite de cette ambition repose sur la capacité à convaincre davantage de citoyens de donner leur plasma régulièrement. La fédération indique qu’un grand nombre de personnes ignorent encore les spécificités du don de plasma et ses modalités de prélèvement.
Elle annonce avoir lancé, en partenariat avec l’EFS, des campagnes d’information et de sensibilisation, et souhaite maintenir ces actions dans la durée pour appeler à « la générosité du plus grand nombre de donneurs ».
Dans ce contexte, l’implication des collectivités locales est jugée indispensable. Les comités régionaux, unions départementales et associations locales entendent solliciter les futurs élus afin qu’ils relaient les messages et apportent un soutien logistique aux collectes.
À travers ce communiqué, la Fédération française pour le don de sang bénévole invite donc les candidats aux municipales de 2026 à faire du don de plasma et de la transfusion un axe fort de leur engagement local.
Plus d'informations sur le site internet : https://dondesang.efs.sante.fr/don-de-plasma
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