Le mouvement du 10 septembre dévoile ses revendications et ses actions

Publié le Jeudi 28 Août 2025

À l’approche du 10 septembre, un mouvement citoyen d’ampleur nationale émerge avec pour ambition de fédérer largement autour d’exigences sociales, écologiques et démocratiques. Les participants affirment vouloir « changer de cap pour de bon, avec et pour le peuple ».

Des revendications multiples mais convergentes

Les organisateurs dénoncent les politiques d’austérité et présentent un socle commun de revendications : 

  • Retrait du budget Bayrou et de ses mesures jugées « injustes » : suppression de jours fériés, six jours de carence, gel des revenus des plus fragiles, 3 000 postes supprimés dans les services publics, coupes budgétaires dans la santé.

  • Fin des privilèges accordés aux grandes fortunes et multinationales, avec un rappel des aides massives et de l’évasion fiscale.

  • Un système social plus juste : abrogation de la réforme des retraites, revalorisation des salaires et pensions, fin de l’austérité dans la santé et l’éducation.

  • Une fiscalité équitable, incluant le retour de l’ISF et une taxation renforcée des grandes fortunes.

  • Une transition écologique ambitieuse, avec la fin de la privatisation de l’eau, la gratuité des transports publics en métropole, l’aide aux petites exploitations agricoles et une fiscalité sur le transport aérien et maritime.

  • Plus de transparence démocratique, via des budgets participatifs, des comités citoyens de contrôle et des référendums d’initiative populaire.

  • Un nouvel élan diplomatique et médiatique, avec la fin de « l’économie de guerre » et des monopoles dans la presse.

Des actions locales et diversifiées

Le 10 septembre, de nombreuses formes d’action sont prévues, décidées en Assemblées générales locales : 

  • Grèves et manifestations.

  • Occupations de ronds-points, places et bâtiments publics.

  • Collages, tractages, banderoles.

  • Blocages d’entreprises et plateformes logistiques.

  • Boycott de la grande distribution et de la carte bleue, au profit des petits commerces.

  • Désobéissance civile.

Ces initiatives se veulent « populaires, créatives et coordonnées », loin d’une mobilisation unique d’un jour. Le mouvement se construit dans la durée.

Un mouvement apartisan, mais résolument politique

Les organisateurs insistent sur l’indépendance du mouvement, qui n’est porté par aucun parti politique. Les participants viennent « d’horizons variés » mais se retrouvent autour d’un même besoin de justice sociale, écologique et démocratique.

Concernant les syndicats, le mouvement souligne une complémentarité plutôt qu’une opposition : « Ne nous regardez pas, rejoignez-nous. »

La question de la violence

Interrogés sur les risques de violences, les organisateurs pointent « celle de la police » et affirment que leurs actions sont collectives et déterminées, mais non violentes. Selon eux, « la véritable violence, c’est celle des inégalités et du mépris des décisions politiques actuelles ».

Une nouvelle étape de la mobilisation populaire

Certains comparent cette mobilisation aux Gilets jaunes. Les organisateurs préfèrent l’inscrire dans une continuité historique des mouvements populaires en France, de 1789 à Mai 68. Leur objectif est clair : mettre fin à un système jugé destructeur pour les services publics et la planète.

« Ce qui est irréaliste, affirment-ils, c’est de continuer comme aujourd’hui. »

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