Assurance Maladie : 2,37 millions d’euros de fraudes détectées dans les Vosges
En 2025, la CPAM des Vosges a détecté et stoppé plus de 2,37 millions d’euros de fraudes à l’Assurance Maladie, grâce à une stratégie renforcée de prévention, de contrôle et de sanctions.
Dans les Vosges, la lutte contre la fraude à l’Assurance Maladie a permis de détecter et stopper 2 373 013 euros de préjudice en 2025. Un résultat en hausse de 24 % par rapport à 2024, dans le cadre d’une nouvelle stratégie déployée à l’échelle du Grand Est.
45 millions d’euros de fraudes stoppées dans le Grand Est
En 2025, les organismes d’assurance maladie du Grand Est ont détecté et stoppé plus de 45 millions d’euros de fraudes. Cela représente 25 millions d’euros de plus que l’année précédente.
Dans les Vosges, le montant atteint 2 373 013 euros. Selon les éléments communiqués, cette progression « n’est pas nécessairement le signe de pratiques frauduleuses plus nombreuses ». Elle traduit surtout les effets d’une stratégie renforcée contre la fraude à l’Assurance Maladie.
Une stratégie fondée sur la prévention et les contrôles
La lutte contre la fraude repose sur plusieurs leviers : sensibilisation, prévention, ciblage des contrôles, implication des organismes, renforcement des équipes spécialisées et recours aux nouvelles technologies.
Dans les Vosges, cette stratégie a permis d’éviter 627 141 euros de fraude en 2025. La prévention reste présentée comme un axe prioritaire des actions anti-fraudes.
Arrêts de travail et médicaments sous surveillance
Sur les arrêts de travail, deux dispositifs sont mis en avant. Le téléservice e-AAT permet une transmission directe et sécurisée des arrêts par les professionnels de santé. Le formulaire CERFA sécurisé vise à empêcher la falsification des arrêts de travail papier.
Dans le domaine des médicaments, plusieurs outils doivent fiabiliser les prescriptions et limiter les détournements. L’ordonnance numérique réduit les risques de faux. L’ordonnance sécurisée concerne certains médicaments sensibles. Asafo-Pharma permet aux pharmaciens de signaler en temps réel des ordonnances suspectes. Le téléservice ADAC aide aussi les professionnels de santé à repérer des situations de surconsommation.
Des sanctions dans 89 % des dossiers traités
La CPAM des Vosges contrôle les assurés, les professionnels de santé et les employeurs. Les vérifications peuvent intervenir dès l’ouverture de droits, lors de l’attribution de prestations en espèces, comme les indemnités journalières ou pensions d’invalidité, ou lors du remboursement de soins.
En 2025, les fraudes détectées ont pris plusieurs formes : faux arrêts de travail, fausses déclarations de ressources, soins facturés mais non réalisés, actes effectués par des professionnels non qualifiés, usurpations d’identité ou fausses facturations transmises par des centres de santé d’ampleur nationale.
Au total, 89 % des dossiers traités ont donné lieu à des procédures contentieuses, en plus de la réclamation des sommes indûment perçues. La CPAM fait état de 26 signalements au parquet ou plaintes pénales, de procédures ordinales et de pénalités financières. Ces sanctions financières représentent 74 657 euros.
Des partenariats renforcés contre la fraude
L’Assurance Maladie met aussi en avant le rôle des partenariats avec d’autres administrations et services publics. Les coopérations passent notamment par les CODAF, pilotés par les préfets et les procureurs de la République.
Les échanges d’informations se développent entre les CPAM et leurs partenaires, comme l’ARS, la Caf, l’Urssaf ou la MSA, mais aussi avec les parquets et les services d’enquête. La CPAM des Vosges et la région Grand Est interviennent auprès de différents partenaires pour mieux faire connaître les typologies de fraude et favoriser une détection plus précoce.
Les bons réflexes pour les assurés
L’Assurance Maladie rappelle plusieurs points de vigilance. Il ne faut jamais communiquer d’informations personnelles à une personne se présentant comme un collaborateur de l’Assurance Maladie par téléphone ou par mail.
La carte Vitale ne doit pas être confiée pour une facturation différée. Elle doit être récupérée à la fin de chaque consultation ou soin.
Les assurés sont aussi invités à consulter leurs relevés de remboursements sur leur compte ameli ou sur leur décompte papier, afin de vérifier qu’ils correspondent bien aux soins réalisés. En cas de doute, notamment si des soins sont facturés sans avoir été effectués, un signalement peut être fait auprès de la caisse primaire d’assurance maladie ou de la complémentaire santé.
L’achat de fausses prescriptions médicales, y compris en ligne, expose enfin à des poursuites, avec un risque d’amende, de suspension des prestations ou de peine de prison.
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