Canicule : la Confédération paysanne des Vosges appelle à changer de modèle agricole

Canicule : la Confédération paysanne des Vosges appelle à changer de modèle agricole

Publié le Mercredi 24 Juin 2026

Face à la canicule qui frappe les Vosges et l’ensemble du pays, la Confédération paysanne des Vosges critique les réponses du gouvernement et appelle à une transformation profonde du modèle agricole. Le syndicat alerte sur les conséquences déjà visibles dans les exploitations et sur les risques à venir.

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La Confédération paysanne des Vosges alerte sur les conséquences de la canicule qui touche actuellement le territoire. Dans un communiqué publié le 23 juin à Épinal, le syndicat estime que les réponses apportées par le gouvernement et certaines organisations agricoles ne sont pas à la hauteur des défis climatiques auxquels les agriculteurs sont confrontés.

Une situation appelée à se répéter

Réunie avec le ministère de l’Agriculture lors d’un échange consacré aux conséquences de la canicule, la Confédération paysanne déplore un « décalage inquiétant avec la réalité » de la part du gouvernement, de la FNSEA, de la Coordination rurale et de Chambres d’agriculture France.

Pour le syndicat, l’épisode actuel ne constitue pas un événement exceptionnel mais annonce des années encore plus chaudes. Il appelle à engager des politiques agricoles adaptées aux réalités du terrain et aux enjeux climatiques.

Des conséquences déjà visibles dans les fermes

Selon la Confédération paysanne, les effets de la chaleur extrême commencent déjà à se faire sentir dans les exploitations agricoles. Le syndicat évoque des manques de fourrage, des prairies et des vignes brûlées, ainsi que des cultures d’été compromises, y compris certaines parcelles irriguées.

La production laitière serait également en forte baisse. Dans certains bâtiments d’élevage, les températures atteindraient des niveaux susceptibles de mettre en danger la vie des animaux.

Le syndicat souligne aussi les conditions de travail particulièrement difficiles pour les agriculteurs et les salariés agricoles, confrontés à une surcharge de travail pour faire face à l’urgence de la situation.

Des mesures jugées insuffisantes

La Confédération paysanne considère que les mesures avancées pour répondre à la canicule restent trop limitées. Récolter rapidement les céréales, adapter les horaires de travail ou encore modifier les règles relatives au transport des animaux ne permettraient pas, selon elle, d’anticiper les futures vagues de chaleur.

Le syndicat critique également la loi d’urgence agricole soutenue par le gouvernement, la FNSEA et la Coordination rurale. Il estime que la priorité donnée à la compétitivité ne répond pas aux enjeux climatiques actuels.

Préserver les ressources naturelles

La Confédération paysanne met en garde contre des orientations qui favoriseraient, selon elle, l’accaparement de l’eau ou la destruction des zones humides, des haies et des sols. Ces éléments constituent à ses yeux des leviers essentiels pour renforcer la résilience des exploitations agricoles face au changement climatique.

Elle s’inquiète également des risques accrus d’incendies et de mégafeux, déjà observés durant l’été 2025.

Le système d’indemnisation également pointé du doigt

Le syndicat dénonce enfin l’abandon du système des calamités agricoles au profit d’un système assurantiel privé qui couvrirait moins de 20 % des exploitations.

Face à la multiplication des épisodes climatiques extrêmes, la Confédération paysanne des Vosges estime que les transformations du modèle agricole deviennent urgentes pour garantir l’avenir des agriculteurs.

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