Eaux de Vittel, Contrex et Hépar : “qualité sanitaire non garantie” selon l’ANSES

Publié le Jeudi 4 Avril 2024

Nestlé de nouveau pointé du doigt ! Après des traitements non conformes de ses eaux révélés fin janvier, les usines d’embouteillage Nestlé de Vittel et de Contrexéville sont à nouveau épinglées ce jeudi par la cellule investigation de Radio France et le journal Le Monde.

S’appuyant sur un rapport d’octobre dernier de l’ANSES (l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail), la multinationale suisse fait cette fois-ci la une de l’actu pour “des contaminations microbiologiques régulières (bactéries, pesticides ou encore polluants éternels) sur de nombreux puits pouvant atteindre à plusieurs reprises une concentration élevée, alors que la réglementation ne tolère la présence d’aucune bactérie, que ce soit après ou avant embouteillage”.
Les experts de l’ANSES fustigent ainsi “un niveau de confiance insuffisant pour garantir la qualité sanitaire des produits finis". Autre conclusion : les non-conformités détectées “ne devraient pas conduire à la production d’eaux embouteillées”.
Une question se pose ainsi de plus en plus : Vittel, Contrex et Hépar peuvent-elles encore être définies comme des eaux minérales naturelles ?

Aucune réaction pour l’heure de Nestlé. Le collectif Eau 88 estime pour sa part que ces révélations confirment les craintes qu’il avait exprimées en février dernier auprès de la préfecture. Un risque viral et sanitaire qui selon Bernard Schmitt illustre aussi « une véritable tromperie économique »
.
A Vittel et Contrexéville, un peu plus d’un milliard de bouteilles sont produites chaque année par 720 salariés aujourd’hui, 550 à l’issue du plan de réduction des effectifs engagé l’année dernière par la direction.

Ludovic Bisiliat

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